Exposition : Outre vie par Jasmine Depikolozvane

Exposition : Outre vie par Jasmine Depikolozvane

28 février > 8 mars – 10h > 18h30
Entrée libre

Outre vie
Et si nous emportions pour seul bagage, Outre vie, les décors de notre vie d’après ?

Le travail de Jasmine Depikolozvane est orienté par une hypothèse personnelle sur l’après vie.

L’intuition que lorsque nous mourons, notre esprit (ce qui reste de nous) créera des milliers de scénarios qui s’apparentent à des rêves prenant source dans nos propres souvenirs affectifs et sensoriels. Le bien et le mal se côtoient, toutes les émotions s’expriment puisqu’elles sont extraites de nos propres vies. Le Paradis et l’enfer sont déjà là.

Nous naissons et sommes irrémédiablement marqués par un passé commun. Histoire, politique, faits de société, morale, vont façonner une partie de nos vies sensiblement de la même façon partout autour du globe.

En tant qu’artiste visuel, elle a tenté, dans ses travaux, de retranscrire une volonté de choisir les images et les souvenirs qu’on emporte avec soi Outre vie, plus que des images de la mémoire collective, imposées chaque jour par les médias et internet.

Née en 1979, à la veille de changements sociétaux majeurs, elle préférerait évoluer dans des endroits exempts de tout déterminisme, être portée par sa propre essence et non par ses réactions influencées par un mimétisme collectif.

Son inspiration vient souvent de sa relation à la nature et au vivant. Elle s’expose à celle-ci afin de déclencher une esthésie et voir a posteriori quelle résonance mémorielle elle a eu sur elle. Le résultat est une sorte de vision sensorielle qui survient souvent lorsqu’elle cède à la maîtrise de sa technique.

La série de peintures que vous voyez ici à la Ferme de Bressieux, ainsi que la concrétisation de cette exposition, seront dans son bagage pour l’Outre Vie.

L’artiste
Jasmine Depikolozvane est née en 1979 à Bjelovar en Croatie dans la région de la Slavonie, non loin de la frontière hongroise. Ses parents ont quitté la Yougoslavie de l’époque pour s’installer en France en région parisienne. Elle a grandi dans une famille qui cherchait à concrétiser ses fantasmes de la vie en « Ailleurs ». Cette double identité l’a naturellement poussé à comparer les choses.

En 1998, elle entre aux Beaux Arts de Versailles et sort diplômée avec mention très bien, après avoir présenté une installation photographique sur le thème du bonheur. L’artiste avait incrusté son visage derrière des portraits photographiques de personnes qui avaient des différences visibles ou invisibles tel qu’une couleur de peau différente ou bien une surdité totale.

Cette série répondait à la question suivante : Et vous, si vous aviez la vie d’un autre, seriez vous plus heureux ?

Dès son entrée aux Beaux Arts, elle à été sensible aux travaux de Christian Boltanski, Mladen Stilinovic, Maurizio Cattelan, Rineke Dijkstra et Nan Goldin. Plasticienne, elle s’est appropriée de nombreuses techniques en sélectionnant les médiums qui serviront le mieux l’expression et le sujet qu’elle choisit. Ainsi Broderies, photographies, installations sont venues interroger le spectateur. Curieuse des raisons de l’existence, du vrai et du faux, elle s’est laissée inspirer par les questions suivantes: Y a t-il ici la vie ou est ce une mise en scène ? De quoi remplit-on nos vies ? Que reste-il après notre passage ?

Ces dernières années son travail s’est davantage orienté vers la peinture et elle est influencée par des artistes comme Joan Mitchell, Cecily Brown, ou Cy Twombly.

Depuis 2016 elle vit et travaille à Aix les bains.