Journées Européennes du Patrtimoine : «visite vivante» de la Ferme de Bressieux INSIème, Cie Naranjazul

Journées Européennes du Patrtimoine  :  «visite vivante» de la Ferme de Bressieux INSIème, Cie Naranjazul

Dimanche 18 septembre / 11h > 12h30 – 14h30 > 18h
Visite libre avec animations et film présentant l’histoire de la ferme
Entrée libre

Dans une démarche classique à l’époque, l’administration de l’hôpital psychiatrique de la Savoie fit construire en 1882, en haut de la propriété, un bâtiment destiné à abriter des activités d’élevage et de cultures dont s’occupaient les patients et les infirmiers.
Cette ferme abritait deux étables, chacune pour 24 bêtes à cornes, un hangar, une cuisine, une laiterie, une fromagerie, une porcherie, des entrepôts pour les fourrages et des logements. Elle a rempli ses fonctions pendant près d’un siècle jusqu’en 1973 nourrissant plus de 1.000 patients et le personnel soignant.
Devenue la « La Ferme de Bressieux », elle est inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1984.
Rénovée à partir de 2012, elle est devenue propriété de la mairie en 2015.
Elle est maintenant un lieu mixte qui accueille la mairie, la médiathèque et des espaces culturels.

Pour les Journées Européennes du Patrimoine 2022, la commune de Bassens a fait appel à la Cie Naranjazul pour vous proposer avec son projet INSIème, une visite « vivante » de ce lieu historique.
Les visiteurs déambuleront spontanément dans les espaces de la Ferme lors d’un rituel de jeu. Un parcours à suivre ou à saisir au vol, un instant, ou en continu.

Entre cirque, jeu, danse et musique, le projet INSIème se compose de performances in situ pouvant prendre la forme de « visites guidées » en continu, ou encore d’une exposition de tableaux vivants et mouvants.
Ce sont 7 artistes issus de différentes disciplines, qui ouvrent des jeux de composition instantanées en s’appropriant l’espace historique : sa sonorité, sa lumière, ses contours et paysages, pour devenir un plateau éphémère.
Depuis 2018, Naranjazul a un intérêt particulier pour les espaces atypiques en tout genre, comme source de transformation des créations, valorisation nouvelle de lieux singuliers et de rencontres avec des publics mixtes. INSI – Investir de Nouvaux Sentiers Invisibles, est la démarche globale, qui a donné jour aux Journées Vivantes du Patrimoine en 2021 et 2022 et d’où découle INSIème, réunissant 7 artistes.

La compagnie Naranjazul

Équipe artistique :
Conception et mise en jeu : Aaron GOVEA
Les joueuses et joueurs : Maud Giboudeau, Berthille Lafarge, Blanche Bonnaud, Carlos Cardoch, Lukas Vaca, Mathieu Schricke, Aaron Govea.

Depuis 2014, Naranjazul donne vie aux projets scéniques de deux artistes aux racines culturelles éloignées : Maud Giboudeau, française, Aaron Govea, mexicain. Leurs créations sont en équilibre entre l’énergie de l’expression corporelle, un langage dramatique singulier, et une poésie visuelle minimaliste.
Affranchis des genres ou catégories, ils défendent le phénomène théâtral en tant qu’expérience réelle de face à face, où le spectateur devient complice en écrivant l’histoire par sa propre interprétation. Un théâtre moteur de vécu joyeux et déroutant, de réflexion nourrie d’un échange multiculturel. Une expérience qui traverse notre humanité dans ses paradoxes et ses espérances.

De cela découle la nécessité d’un art « tout public », c’est à dire intelligible à tous. Apporter à chacun un théâtre exigent et accessible, qui se préoccupe de thématiques universelles. En effet, chaque spectacle vient interroger l’être, l’existence, pour amener le spectateur à un questionnement qu’il puisse relier à son expérience personnelle. Le langage du corps communique directement avec le vécu, au-delà de l’intellect.
Une recherche menée dans un souci de minimalisme d’objets, de parole… pour extraire l’essentiel et laisser place à l’imaginaire.
Le surréalisme, d’où la compagnie tire son nom, est source d’inspiration poétique et visuelle pour transporter le spectateur en traitant ces thématiques avec allégresse, dérision et émotion sensible.

Illustration : Felisa Vargas